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In memoriam

22 Septembre 2022: Disparition de Al Amine, 5 ans déjà

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Il y a exactement 5 ans disparaissait à l’âge de 90 ans, l’ancien khalife général des Tidianes, Serigne Abdou Aziz Sy « Al Amine », emporté par une courte maladie.

Il était à la fois, guide religieux, médiateur social et politique. Connu pour son franc-parler, il n’hésitait pas à monter au créneau pour dire ses quatre vérités aux politiques lors des soubresauts socio-politiques rythmant régulièrement le pays, ou à s’employer à rapprocher des positions antagonistes.

Fils de Serigne Babacar Sy et de Sokhna Astou Kane, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine est né en 1928. Il a succédé au khalifat à Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum, lui-même rappelé à Dieu dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 mars 2017.

Abdoul Aziz Sy « Al Amine » était presque prédestiné à cette tâche car sa biographie se confond dans celle de son père Babacar Sy. En effet, pendant près de 15 ans, il était l’homme de confiance de Serigne Babacar Sy, qu’il ne quittait pas depuis l’ouverture des appartements du marabout jusqu’à leur fermeture. C’est pourquoi dans la famille, il maîtrise le plus la confrérie dans sa dimension sociale et spirituelle. Il a fait ses premières humanités dans la mémorisation et la récitation du Saint-Coran sous la conduite de Serigne Mama Lô.

Il a poursuivi ses études près de Serigne Cheikh Ahmed Tidjane et Serigne Mansour Sy avant de les parachever sous la conduite de Serigne Alioune Guèye, le seul savant, seul enseignant pluridisciplinaire de Tivaouane de l’époque et qui a été formé par El Hadji Malick Sy. Abdoul Aziz Sy « Al Amine s’emporte violemment dès que l’Islam et la tarikha sont attaqués de l’extérieur ou pervertis de l’intérieur. Sur le plan individuel, il a horreur du mensonge sous toutes ses formes et affiche le sourire dès que la grandeur de l’Islam et de la tarikha est mise en exergue. Il représente les vertus d’un grand talibé dans le sens de l’humilité.

Selon une source proche de son entourage, « Al Amine » avait horreur de manger seul et n’hésitait pas à partager le repas avec son chauffeur, ses talibés, son personnel de service, ses fils, etc. Il n’avait pas de goût culinaire particulier et de ce point de vue, il n’insistait jamais sur le repas qui doit être préparé. Abdoul Aziz Sy « Al Amine » était un véritable militant de la paix. C’est pourquoi, il ne ratait aucune occasion pour demander à la classe politique nationale à se retrouver autour de l’essentiel et travailler pour le développement du pays. Dès que la stabilité du pays est menacée par des conflits politiques internes, il n’hésitait pas à prendre son bâton de pèlerin pour éteindre les foyers de tension.
Mbaye SAMB

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Magal de Porokhane 2025/ Bilan provisoire de la BNSP: 88 victimes dont 2 morts et 12 accidents de la circulation enregistrés

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88 victimes dont deux morts ont été enregistrées dans le cadre du Magal de Porokhane édition 2025. Le bilan provisoire a été dressé par la Brigade Nationale des Sapeurs-Pompiers (BNSP) qui a effectué différentes interventions.

Selon le Commandant du Groupement d’incendie et de secours N° 3, Djibril Sall, « en la date du vendredi 7 février, 74 sorties ont été réalisées avec la prise en charge de 88 victimes, dont deux décès. Parmi ces interventions, 12 ont concerné des accidents de la circulation, causant 51 victimes, dont un décès et 15 blessés graves », a-t-il expliqué.
Le commandant Sall, de rappeler que pour cette édition du Magal, la BNSP a mobilisé 200 agents et 35 engins d’incendie.

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Magal de Porokhane: Des milliers de fidèles convergent vers la cité religieuse

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Le Magal de Porokhane est célébré, ce jeudi 6 février 2025. Toutes les voies mènent vers la ville sainte de Porokhane où les fidèles viennent par milliers pour rendre hommage à la Sainte mère du vénéré fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul.

Les fidèles ont commencé très tôt leur Ziarra dans la cité religieuse surtout à la grande mosquée, au mausolée de Sokhna Diarra Bousso, au puits de Porokhane etc.

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Magal de Porokhane: Zoom sur la vie de Mame Diarra Bousso

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Le Magal de Porokhane est le seul événement religieux dédié à une femme au Sénégal. Il attire chaque année des milliers de disciples, surtout des femmes, qui viennent visiter. Zoom sur la Sainte Mère du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul.

Contrairement à tous les autres Magal de la communauté mouride, celui de Porokhane ne correspond à aucune circonstance. Il n’a pour but que de rendre hommage à la Sainte Mère du vénéré Serigne Touba Khadimou Rassoul. Ainsi, si tous les autres Magal ont lieu à une date fixe de l’année, déterminée en fonction du calendrier lunaire, celui de Porokhane peut avoir lieu à n’importe quel moment de l’année. La détermination de la date à laquelle il se tient est du ressort de la famille de Serigne Mouhamadou Bassirou Mbacké, assurément avec l’aval du khalife général des Mourides.

De son vrai nom, Mariama Bousso, elle nous est parvenue en 1833 à Golléré, petite localité du Fouta. Fille de Mouhamed Bousso, fils de Hammad, fils de Aliou Bousso, elle descend d’une lignée dont l’origine chérifienne remonte jusqu’à l’Imam Hassan, fils de Ali, fils de Abu Talib. De son ascendance aussi bien paternelle que maternelle, Sokhna Diarra a hérité d’une forte tradition d’érudition en Sciences coraniques, et d’une profonde piété. Sous la férule de sa mère Soxna Asta Wallo, elle a achevé à 14 ans son premier Muçhaf (rédaction de mémoire du Saint-Coran). Sa vie n’a pas été longue, elle a vécu 33 ans. Pourtant, elle est créditée d’une production de plus de 40 exemplaires du Livre Sacré, écrits de sa main, car elle était « passée maître » dans l’art de la calligraphie.

Diaratoullah, la piété incarnée
Abdallah Fahmi, chercheur en sciences islamiques et talibé mouride, confie : « Mame Diarra Bousso est connue Diaratoullah, c’est-à-dire la protégée d’Allah. Protégée par sa piété familiale, sa piété conjugale et par ses adorations. Elle aimait Allah et respectait ses interdictions, elle faisait beaucoup d’actes surérogatoires ».

Les deux familles Bousso et Mbacké habitaient ensemble et viennent de la Mauritaine, ils sont venus après s’installer dans le Fouta, à Golléré. Ensuite, ils sont venus dans le Baol. Serigne Mouhamadou Lamine Diop Dagana l’a même écrit. « Mame Diarra était une savante. Sa famille fait partie de celles qui ont diffusé l’islam au Sénégal. Elle a beaucoup marqué Khadim Rassoul et a joué un rôle très important chez cet enfant. Elle a joué un rôle fondamental avec l’éducation et le parcours de son fils ».

Sokhna Mame Diarra Bousso était la deuxième épouse du marabout Momar Anta Sali Mbacké. Elle jouit d’une haute considération et d’une dévotion particulière auprès des mourides. C’est son petit-fils Serigne Mouhamed Bachir Mbacké, père de l’actuel khalife général des mourides qui a découvert sa tombe. Abdallah Fahmi raconte : « Serigne Mouhamed Bachir était parti à la recherche de la tombe avec un berger. Ce dernier qui était contemporain de Mame Diarra lui a montré le lieu où elle a été enterrée. Sur ces entrefaites, il a demandé à un de ses disciples en la personne de Serigne Moussa Ka de rester avant qu’il ne demanda au père de Mountakha Kane, un homonyme de l’actuel khalife de rester dans ce village où les conditions de vie et d’existence étaient très difficiles. Il a fait ensuite construire des maisons. C’est ce qui est devenu la ville de Porokhane. La famille de Serigne Bassirou a beaucoup fait pour l’urbanisation. Serigne Mountakha a achevé le travail. Ce Magal valorise le rôle de la femme dans le monde musulman mais cela n’est pas bien valorisé ».

Avec Seneplus

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Jeux Olympiques de Dakar 2026: Un Important agenda déployé pour intégrer les jeunes de Kaolack

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Le Président du comité national des jeux olympiques et sport sénégalais, Mamadou Diagna Ndiaye a répondu à l’invitation du Maire Serigne Mboup, à la journée l’entreprenariat jeune, dans le cadre de la foire internationale de Kaolack (Fika) 2025. Cette rencontre tenue au centre des expositions du Cœur de ville a été un moment stratégique, qui allie sport, entrepreneuriat et opportunités d’insertion professionnelle pour la jeunesse. 

Selon, le président du Comité national des jeux olympiques et sport sénégalais un agenda puissant a été construit pour intégrer Kaolack de façon puissante dans l’organisation des jeux olympiques. « Par le biais du chapitre volontariat, nous pouvons amener les jeunes de la région dans les sites où se passe les compétitions puis essayer de faire une interaction entre les jeux dans les zones concernées; dans la capitale également nous avons l’intention de mobiliser toutes les régions particulièrement celle de Kaolack » a-t-il déclaré.

En prenant la parole le Maire Serigne Mboup a souligné que cet événement historique est une opportunité pour la région de Kaolack. « Ces jeux ne sont pas seulement une célébration du sport, mais également un levier puissant pour le développement économique et social. À travers la création d’emplois, le renforcement des compétences et l’engagement des jeunes, Dakar 2026 peut être un catalyseur de transformation pour nos territoires. C’est dans cet esprit que nous souhaitons que les jeunes de Kaolack puissent pleinement bénéficier des opportunités économiques et professionnelles générées par cet événement mondial », a expliqué monsieur Mboup.

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